Archives de Catégorie: romans français

Le Vietnam m’attire – il me tarde d’ailleurs de le découvrir autrement que par les romans – et je me réjouis quand je trouve un roman qui a pour cadre ce pays. C’est le cas pour La petite marchande de souvenirs.

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Dans ce roman, le Vietnam est un décor mais aussi un personnage qui va influencer le personnage principal du roman, Julien, un jeune médecin français travaillant pour l’Ambassade France. Julien a accepté ce poste après quelques désillusions vécues dans le milieu de la recherche médicale. Ce poste, outre une nouvelle perspective professionnelle, offre à Julien une belle histoire d’amour avec le Vietnam et peut être avec Lumière d’Automne, la petite marchande de souvenirs.

Ce roman a été agréable à lire et la plongée dans le Vietnam plaisante. L’intrigue autour d’un potentiel virus permet également de donner du rythme à cette histoire.

En résumé : un roman agréable à lire.

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J’ai lu plusieurs romans de Winckler t cela m’arrive très régulièrement de recommander Les Trois médecins ou Le Chœur des femmes.

Lorsqu’au moment de dévaliser la librairie pour mes lectures d’été, je tombe sur un roman de Winckler que je n’ai pas encore lu et il file directement dans mon sac d’achats !

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En souvenir d’André est un  court roman sur un sujet fort : accompagner dans la mort les malades qui sont condamnés et qui souffrent. Ce roman est donc sur l’assistance médicale, un sujet qui fait débat depuis plusieurs années et que Winckler traite avec sobriété et délicatesse. Pas de jugement ni de parti pris mais un regard sur la souffrance humaine, voilà ce que propose l’auteur.

Ce roman soulève une réflexion sur la nature humaine mais offre aussi en creux une autre réflexion : sur la transmission – familiale – sur le pouvoir des mots qui fait vivre par delà la mort.

En résumé : Winckler, une valeur sûre ! 


Un jour pluvieux à l’océan, du temps à passer et une frénésie de lecture. On me prête un court roman d’un auteur que j’apprécie particulièrement, Pierre Lemaître (attention plusieurs articles sont à venir sur cet auteur !).

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L’histoire est courte et évidemment je la dévore. John , une jeune homme discret, pose 7 bombes dans Paris et les environs et promet de révéler les lieux où il a posé les bombes contre la libération de sa mère, Rosy, en prison pour l’homicide de sa petite amie. Commence alors une course contre la montre pour que ces bombes n’explosent pas.

Bien ficelé et bien mené, ce roman – quasi une nouvelle – réussit parfaitement à nous plonger au cœur de la tension que provoque John.

Même si la fin me déçoit un peu – je suis très exigeante avec les auteurs que j’apprécie – j’ai passé un bon moment de lecture ( moins de 2 heures mais je lis vite).

En résumé : je valide encore et toujours Pierre Lemaître. 


J’avais lu de Michel Bussi un avion sans elle, bien construit mais qui m’avait moyennement emballée.

Pendant l’été, je fais mon stock de lectures, toutes les unes plus différentes des autres et une lecture ou deux de plage, ça n’a jamais tué personne !

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L’histoire se passe à la Réunion – ça tombe bien pour une lecture de plage, me direz-vous, mais derrière l’exotisme paradisiaque se cache un drame, voire l’enfer : Liane Bellion, l’épouse de Martial et la mère de Sofa, 6 ans, a disparu. Tous les soupçons, même ceux de la petite Sofa, se portent sur Martial.

Commence alors une fuite de Martial avec Sofa pour échapper à la police mais aussi pour retrouver Liane.

Le roman est très bien construit et nous tient en haleine jusqu’à la fin. Choisir comme cadre la Réunion est efficace car cette île joue un rôle essentiel dans la course poursuite.

En résumé : derrière les cocotiers, l’enfer ! 


Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman de Tatiana de Rosnay. Ses roman se lisent bien et font d’excellentes lectures d’été. Facile à lire, A l’encre russe ne déroge pas à la règle.

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Direction la Toscane pour un week end idyllique et luxueux. Nicolas Duhamel dit Nicolas Kolt fait découvrir à sa compagne Malvina les charmes de la Toscane. En effet, cet écrivain qui a connu le succès s’accorde un week end de détente pour peut être réussir à écrire son deuxième roman.

Mais pendant ce week end rien ne va aller pour Nicolas : l’éloignement des siens, les pièges tendus par les réseaux sociaux, le dégoût de soi vont le pousser à se remettre en question.

Malgré une fin un peu extravagante, le roman m’a plutôt convaincue. On alterne entre la compassion pour cet auteur qui s’est brulé les ailes en côtoyant le succès et le mépris pour ce jeune arrogant.

Ecrivain à succès, Tatiana de Rosnay livre ici une réflexion sur le monde qu’elle côtoie : celui des éditeurs et des proches d’un auteur.

En résumé : un roman d’été à lire.


Un titre léger qui sent bon le printemps mais un titre plein d’ironie de la part de l’auteur ! Car dans ce petit roman, il ne s’agit pas d’une promenade printanière à travers champs.

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Dans Le Joli mois de mai, Emilie de Turckheim construit un huis clos suite à la mort du propriétaire d’un hôtel pour chasseurs. Plusieurs clients sont réunis autour d’Aimé, l’aide de maison un peu simplet, pour écouter le notaire et connaître leur héritage.

Mais le notaire n’arrive pas et ces clients ne semblent pas avoir été réunis pour un simple héritage…ou du moins pas celui qu’ils espèrent.

A travers le personnage d’Aimé – choix un peu déstabilisant par l’expression souvent erronée ou familière du narrateur – le lecteur découvre les raisons de cette réunion un peu particulière.

Vous en dire plus gâcherait sûrement votre plaisir de lecteur mais sachez que l’apparente simplicité et le titre sont bien trompeurs !

En résumé : un petit roman grinçant. 


Deuxième participation à l’opération masse critique sur Babelio avec le roman de Jean le Gall, New York sous l’occupation.

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Ici point de réflexions sur New York pendant la Seconde Guerre Mondiale contrairement à ce que le titre laisse entendre ! Non, il s’agit plutôt d’une fiction sur l’occupation financière à New York et les subprimes. Le lecteur découvre un trio atypique : le couple Frederick et Zelda et leur ami Sacha. Trentenaires, Français, ils évoluent habilement dans New York et la jungle des finances.

La forme de cette fiction est déstabilisante – entre théâtre, journal intime, confessions – et le contenu est pour moi un peu décevant. Je m’attendais à une plongée dans le monde impitoyable des finances et de la bourse et je me suis retrouvée à lire le parcours de trois personnages creux et, à mon goût, détestables.

J’aurais aimé une véritable peinture de ce New York sous l’occupation financière et non cette fiction dont la fin me laisse réellement dubitative.

En résumé : un sujet intéressant qui n’est pas traité comme je l’espérais.