Archives de Catégorie: romans étrangers (traduits en français)

J’aime beaucoup Joyce Carol Oates et j’apprécie plus encore le roman de Nabokov Lolita, alors quand la quatrième de couverture me promet sous l’écriture de Oates une lolita moderne, je fonce !

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Katya est une nounou de 16 ans qui s’occupe dans une bourgade cossue du New Jersey de Tricia et de bébé Kévin. Loin de sa famille plus que modeste, la jeune et bien faite Katya goûte les joies de deux mois payés et plutôt agréables. Lors d’une balade au parc, elle croise la route de Mr Kidder qui joue, malgré sa soixantaine et le jeune âge de la demoiselle, un  étrange jeu de séduction. Derrière cet intérêt pour Katya, Mr Kidder cache un projet bien étrange.

J’ai apprécié la peinture que Joyce Carol Oates fait de l’Amérique – entre puritanisme et perversion  et la relation complexe entre les deux personnages principaux tient en haleine le lecteur, même s’il ne s’agit pas d’un thriller !

En résumé : une lolita moderne et une peinture des relations humaines, tout pour me plaire !

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Au dernier club lecture – qui remonte à quelques mois déjà – je ne prends qu’un livre au titre énigmatique : Le jour où la Vierge a marché sur la lune.

 

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Ce long roman raconte l’histoire du petit village de Baia Luna où les communautés romaines et tziganes vivent dans une entente cordiale jusqu’à l’envoie de Spoutnik2.

Entre vengeance, amour, socialisme et religion, ce roman présente toute l’histoire d’un minuscule village au cœur du socialisme et où quelques figures emblématiques – Pavel, Dimitru, Buba – construisent une intrigue rocambolesque. Cependant je n’ai pas réussi à entrer dans cette fresque.

J’ai trouvé les intrigues alambiquées et j’ai lutté pour ne pas abandonner en cours de route ma lecture. Finalement, j’ai bien fait de persister dans seuls les derniers chapitres avaient le rythme que j’attendais. Dommage, c’est venu trop tard pour que ce livre soit dans mes recommandations.

En résumé : je n’ai pas accroché !

 


Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un thriller qui a eu le bon goût d’être très captivant ! Dans Un employé modèle, on plonge dans l’univers de Joe, un employé bien sous tous rapports mais qui se révèle être un meurtrier impitoyable et sur qui arrive à échapper à la police néo-zélandaise.

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Ce thriller est prenant, non seulement à cause du caractère complexe de Joe mais surtout car à tout moment on sent que l’histoire peut basculer et que la belle image que renvoie ce meurtrier se fendille peu à peu.

Le choix de raconter l’histoire à la première personne nous met dans la peau de Joe et c’est assez efficace pour plonger un peu plus encore dans cet univers macabre et violent !

En résumé : un bon thriller qui répond aux attentes du lecteur !


J’ai un sacré retard dans mes articles du blog, également dans mes lectures – la PAL ne cesse de grandir de jour en jour. J’ai tout de même fini une des lectures du club – emprunt de l’été, un classique de la littérature russe : Les pauvres gens de Dostoïevski.

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Ce roman épistolaire, à travers la correspondance de Macaire et Varinka, délivre une peinture de Saint- Petersbourg.  

La plume de l’auteur russe a pour elle la richesse et la pureté des mots mais je n’avais pas l’esprit à ce roman et je n’ai pas pu apprécier à sa juste valeur ce roman.

J’ai senti au fil des pages que je passais à côté de ma lecture. Pourtant j’avais envie de plonger dans St Pétersbourg, dans les échanges entre ces deux personnages mais Dostoïevski demande une attention que je ne lui ai pas accordée.

En résumé : il me faudra le relire pour l’apprécier à sa juste valeur. 


Acheté il y a quelques mois, ce roman volumineux – presque 600 pages – m’attendait. Vacances de Noël, pause dans les sorties, le travail ! Et donc me revoilà avec du temps pour lire !

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Je m’attaque donc en ce début de vacances au roman de l’auteur Fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire – adapté au cinéma sous le titre Slumdog Millionaire.

L’histoire est racontée par un journaliste et relate l’enquête autour de la mort d’une ordure, Vicky Rai, un riche indien. En plusieurs parties – le meurtre, les suspects, les mobiles, les preuves, la solution, les aveux – Vikas Swarup joue avec les codes du roman policier et certains éléments font écho aux romans d’Agatha Christie.

Même si le roman est bien épais, il se lit vite et bien – le choix de la composition est parfois un peu contestable car la partie sur les mobiles est un peu longue à mon goût et aurait presque tendance à perdre le lecteur dans les méandres de l’intrigue.

J’ai cependant beaucoup aimé les fils qui se croisent et s’enchevêtrent entre les personnages et qui rappellent les choix d’écriture de son précédent roman  – que j’avais dévoré !

En résumé : un bon policier à l’indienne ! 


Voici un titre qui accroche le lecteur et qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Paasilinna et notamment Le lièvre de Vatanen. Son auteur revendique d’ailleurs au cœur de son livre la filiation avec Paasilina.

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Voici un petit aperçu de l’œuvre par son éditeur :

« Des chaussures de foot à crampons. C’est afin de pouvoir en  offrir à son fils Miklos que Vatanescu quitte sa Roumanie  natale pour mendier sur les trottoirs de Helsinki, sous  l’impitoyable férule d’un trafiquant russe, Iegor Kugar. Mais  les affaires tournent vite au vinaigre et Vatanescu est contraint  de fuir. Sans papiers, pourchassé par la mafia et par la police,  notre Candide contemporain entame un long périple qui va le  mener jusqu’en Laponie, en compagnie d’un lapin dont il a  sauvé la vie dans un jardin public. »

Les aventures et les rencontres sont atypiques mais on se laisse porter au fil de l’action et on s’attache tant à Vatanescu, un peu victime de tout ce qui lui arrive, qu’à ce lapin !

En résumé : un livre qui se laisse lire avec plaisir. Si vous aimez Paasilinna, vous aimerez Kyrö !

 

 

 

 

 


Depuis quelques lectures, je suis au cœur du Japon. Cette fois, Julie Otsuka me fait partir du Japon direction l’Amérique.

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J’embarque avec un chœur de voix féminines japonaises, celles envoyées pendant l’entre deux Guerres en Amérique pour être mariées et trahies par ceux qui les ont séduites à travers des lettres et photographies mensongères.

A travers une écriture chorale, elle fait le récit de ces 23 années passées en Amérique : du voyage en bateau jusqu’à la disparition, de la parole au silence, on découvre les mariages, les enfants, le racisme, vécues par ces femmes, éloignées de leurs racines, de leurs familles.

Ici point de personnage principal mais une seule voix qui s’élève : celle de toutes ces femmes victimes. L’écriture martèle, par la répétition, le triste sort de cette communauté. Mais la répétition ne nuit pas à l’œuvre, bien au contraire, elle emporte le lecteur, elle est le souffle de ces femmes.

En résumé : un fait historique nouveau pour moi et une écriture poétique et fulgurante. A lire !