Archives de Catégorie: *** Mon carnet de lectures

J’ai découvert les éditions Nomade grâce au guide sur Toulouse, écrit par une amie et j’adhère complètement à la ligne éditoriale de ces guides ! Comme j’ai découvert Lyon récemment et que je suis tombée sous le charme de cette ville, j’ai trouvé que le guide Interviews à Lyon était idéal pour découvrir la ville de Lyon autrement !

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voici le résumé de l’éditeur : « Ah, cette bonne vieille ville de Lyon !
Les personnages célèbres de vos villes ont des choses à vous dire ! Louis Lépine, Eugénie Brazier, Joseph Fouché, Rabelais, Jean Moulin ou encore les Frères Lumière…

Des recueils d’entretiens imagés, des dialogues avec ceux qui ont façonné nos villes et nos vies : on lit, on voyage, on apprend, on révise, mais surtout, on rit !
Les petites et grandes histoires ont bien des secrets à nous révéler ! »

Le « guide » historique permet de voir une ville d’une façon originale. En lisant les interviews de Pollux j’ai découvert ou redécouvert des figures historiques de Lyon mais j’ai surtout eu un nouveau regard sur la ville qui ne peut avoir le présent qu’elle a que grâce à ce si riche passé. Les entretiens sont ludiques et en même temps offrent un réel contenu ! Drôle et intéressant, voilà ce qui résume parfaitement cet ouvrage ! J’ai dévoré ce livre et j’ai souri à de nombreuses reprises toute seule dans mon canapé ou dans les transports en le lisant !

D’ailleurs, je m’en servirai sûrement pour mes cours de français (notamment pour aborder les figures de Louise Labé ou de Rabelais ).

En résumé : je recommande vivement cet ouvrage drôle et intelligent ! 

 


Janvier 2017, ouverture de ma boîte mail et comme pour prolonger les cadeaux de Noël, Babelio me propose de commencer cette nouvelle année par une masse critique VIP pour la publication aux éditions Stock du Club des vieux garçons. Le titre me plonge même avant de l’avoir reçu et donc ouvert dans un univers anglais entourée de gentlemen élégants portant haut de forme et costume en tweed… et le nom de l’auteur me fait basculer dans ma vie étudiante. Tout me pousse donc à m’inscrire à cette masse critique.

Voici le résumé éditeur : « Avec leurs indécisions et leurs marottes, les vieux garçons avaient mauvaise presse. Même jeunes, ils ont déjà l’air démodé, précocement usé, inadapté. N’est-il pas temps de les réhabiliter ?
Le héros, François de Rupignac est du bois dont on fait les célibataires endurcis : entre son grand-père (vénérable général chauve et bondissant), sa grand-mère (duchesse farfelue à langue de vipère) et son oncle Albert (moustachu mélancolique qui vit seul dans son manoir, entouré de têtes de cerfs), François traverse son enfance en dehors des clous contemporains. Avec des modèles pareils, il est mal parti pour s’insérer. En pension, il rencontre Pierre, sorte d’anarchiste mystique, cultivé et plus remonté qu’un coucou. Ensemble, ils lanceront le Club des vieux garçons, société secrète et décalée qui se réunit une fois par semaine au sous-sol du très chic Jockey club. Mais pourront-ils maintenir ad vitam cet écart ? »

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François de Rupignac est le personnage principal du roman. Héritier d’un grand père général, parents exilés en Suisse, il vit avec sa grand-mère, la Doyenne. Et malheureusement, on passe beaucoup de temps, à mon goût, à nous présenter le dit François (alors certes c’est le personnage principal mais le titre c’est tout de même le Club des Vieux garçons) retardant la création du Club. Présenter le personnage et ses habitudes sont nécessaires mais là, pour moi, c’est trop long…

Et lorsque le Club apparaît, rien ne m’emporte, voire même tout m’énerve. Je trouve les personnages superficiels, l’histoire sans grand intérêt. Parfois on accroche à une histoire, d’autres fois non. Et cette fois, je reste un peu déçue après cette lecture.

En résumé : Un sujet prometteur, un titre alléchant mais pour moi une promesse qui n’est pas tenue. Dommage !


Régulièrement, je participe à masse critique pour Babelio et c’est à cette occasion que je reviens sur mon blog. Je lis beaucoup mais je ne poste plus d’articles…à chaque fois je me promets de prendre le temps…mais il file…

Revenons au sujet du jour :  Les Parisiens d’Olivier Py.

Les Parisiens par Py

« Rastignac d’après le désenchantement, Aurélien ne croit en rien mais veut tout. La gloire, le scandale, la liberté, tout casser et tout réinventer, connaître l’ivresse du plaisir et toucher du doigt la beauté comme on vole un baiser. Et ce tout ineffable et concret, c’est Paris qui le détient, c’est Paris qui le lui donnera. Entre intrigues et orgies, quête du pouvoir et tentations mystiques, sur fond de combats militants ou intimes, Les Parisiens organise la collision du grandiose et du dérisoire en suivant la trajectoire aussi tragique que burlesque parfois, de quelques étoiles filantes dans le ciel parisien. »

En lisant la quatrième de couverture, j’attendais le « Bel Ami » moderne. C’est donc avec joie que j’ai reçu « Les Parisiens » d’Olivier Py. Malheureusement mes attentes n’ont pas été satisfaites…Derrière le projet intéressant, je n’ai trouvé qu’un style trop pompeux à mon goût et une absence de réelle intrigue. Les personnages sont creux et est ce la lecture de Vernon Subutex quelques mois auparavant mais j’ai trouvé que la veine du transgenre était un peu trop facile…
C’est dommage, j’attendais beaucoup de cette lecture…j’ai eu du mal à la finir et pourtant je suis une vraie boulimique de lectures…Au point de ne pas avoir le temps pour faire des critiques.

En résumé : une présentation alléchante, une réalisation décevante.


Août 2015, voyage à Berlin et coup de foudre pour cette ville ! Je m’y verrais bien y vivre : la ville bouge, culturellement elle est de plus en plus riche !

C’est un peu le propos de la BD « Berlin 2.0 » : Berlin est une ville qui semble le nouvel Eldorado des Européens où tout semble possible depuis la chute du Mur.

berlin 2.0

Nous allons suivre en planches et en images le parcours de Margot, cette Française qui espère trouver un nouveau souffle à Berlin et découvrir le monde – cruel – du travail, les législations et réalités de cette ville « sexy » pour les touristes mais loin de l’être pour ceux et celles qui cherchent à s’y faire une place et tout simplement à y vivre.

J’ai apprécié le dessin même si ce n’est pas le genre de trait que je préfère mais ce que j’ai surtout aimé, c’est découvrir l’envers de ce décor qui m’avait tant marquée. J’ai reconnu des lieux, des noms de rues mais j’ai aussi découvert un monde que je ne connaissais pas, une réalité bien plus complexe que l’image – un peu fantasmée – de Berlin et plus généralement de l’Allemagne.

A l’heure où l’Europe est contestée, où le modèle allemand semble LE modèle par excellence, cette BD nous révèle à travers le parcours de Margot un modèle bien plus cruel et parfois « archaïque » que celui que les médias nous vendent !

En résumé : Une BD intéressante qui montre Berlin sous un autre jour. 


Babelio fait aussi des masses critiques jeunesse et cette fois j’ai la chance de découvrir un livre jeunesse qui initie les plus petits à la philosophie. Dans les éditions Les petits Platons, j’ai reçu celui sur Héraclite: « Son initiation aux mystères du temple d’Eleusis plonge le jeune Héraclite dans une profonde mélancolie. Après avoir vu les citoyens d’Ephèse se vautrer, tels des animaux, dans la boue de leurs petits plaisirs, il perd tout intérêt pour la carrière politique. Une fiction proposant une introduction à la philosophie à travers l’oeuvre d’Héraclite. »

heraclite

je suis agréablement surprise par la qualité de cet ouvrage. Les textes sont bien écrits et les illustrations appuient avec justesse le propos. Je découvre donc une littérature intelligente et en même temps accessible pour les plus jeunes.

En résumé : une édition que je conseille aux petits curieux. 


Après un mois de février très pauvre en lecture, le mois de mars est plus riche et notamment grâce aux conseils de Delphine. Pendant que je baroudais à l’autre bout du monde, elle dévorait un roman qu’elle m’a aussitôt conseillé à mon retour. Il s’agit de Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol.

vagues

voici la présentation du roman

« Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa soeur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu’ un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.
Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite “île aux cannibales” marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d’ébranler la statue du commandeur, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père. »

Difficile d’abandonner la lecture de ce roman noir ! Je l’ai dévoré, reprenant ainsi mon rythme de lecture. J’ai particulièrement apprécié l’alternance entre le passé, celui du père de Gonzalo, et le présent des personnages. Le voyage entre l’Espagne, la Russie, la France, les références historiques et la construction du roman policier font de ce roman une véritable réussite littéraire.

En résumé : un vrai bon conseil et un vrai coup de coeur que je recommande à mon tour ! 

 


Rien de tel que des vieux ronchons, caractériels mais avec un bon fond pour faire de savoureuses et jubilatoires BD !

J’ai adoré les trois tomes et j’attends avec impatience la suite des aventures de Pierrot, Mimile et Antoine ! C’est drôle, émouvant et en même temps Lupano soulève des réflexions sociales et politiques à travers ces vieux fourneaux !

Alors juste pour vous donner envie, voici la présentation du premier tome :

« Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style: un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel. »

 

En résumé : adoptez des vieux !!!!