Dernière masse critique et peu de titres m’intéressent quand tout à coup je découvre un auteur qui m’est familier : Olivier Loubes, mon ancien professeur d’histoire en Khâgne !!! Alors la tentation est trop forte et je croise les doigts pour recevoir son ouvrage « Cannes 1939, le festival qui n’a pas eu lieu ». Et coup de chance, je le reçois.

loubes

« Prévu pour s’ouvrir le 1er septembre 1939, le tout premier Festival de Cannes n’a pas eu lieu. L’entrée en guerre imposa sept ans de réflexion à ce qui allait devenir le plus grand festival de cinéma au monde.
Pourtant, Cannes 39 a bel et bien existé : tout était prêt ! Les films étaient sélectionnés, dont Le magicien d’Oz ou Stanley et Livingstone. Les vedettes étaient déjà là ou en route, comme Norma Shearer ou Cary Grant, Michèle Morgan ou Pierre Fresnay. Le Président d’honneur, Louis Lumière, était désigné et le Président du Festival n’était autre que Jean Zay, « ministre du Cinéma », qui avait voulu, avec l’aide des studios américains, créer Cannes pour contrer la Mostra de Venise devenue ouvertement fasciste.
De cette aventure méconnue subsistent des archives inédites qui permettent à Olivier Loubes de nous rendre l’histoire de cet événement disparu, somewhere over the rainbow… »

Alors si je suis un peu en retard pour en faire la critique, je l’ai cependant lu très rapidement car cet ouvrage est très accessible et très bien fait : entre faits historiques et anecdotes cinématographiques, l’auteur nous permet une plongée dans l’Histoire mais aussi dans l’histoire du cinéma.

J’ai presque regretté qu’il ne soit pas plus long. J’ai pour l’occasion découvert l’origine de ce festival que je suis tous les ans et du lien qui existe – et que l’on a tendance à oublier avec la situation actuelle – entre les arts et la politique.

 

En résumé : outre le fait de lire un ouvrage d’un de mes professeurs, j’ai pu découvrir un pan de l’histoire cinématographique et et retrouver les clins d’oeil et traits d’humour d’Olivier Loubes. 

Publicités