Annoncé comme un des favoris du Goncourt, j’avais donc commencé mes lectures de la rentrée littéraire par 2084. Le titre à lui seul est un hommage et un écho à 1984 d’Orwell qui est un chef d’oeuvre de la littérature. Comment rivaliser avec cet opus de référence ?

« L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.
Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion…
Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties. »

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Si ce roman est un miroir et un avertissement pour nos sociétés occidentales et si on ne peut qu’admettre que l’auteur a une belle plume, il a été pour moi une déception. A attendre beaucoup d’un roman, on est souvent déçu… La lecture a même été fastidieuse une bonne partie du roman. Seule la fin a trouvé grâce à mes yeux. Je n’ai pas retrouvé la promesse que ce titre annonçait. Orwell est indétrônable !

En résumé : un roman littéraire, sublimement écrit mais qui met une trop grande distance entre le sujet et son lecteur. 

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