Beaucoup ont entendu parler de Murakami et de la trilogie 1Q84. Beaucoup l’ont lue et un grand nombre de lecteurs l’a appréciée. A mon tour de la découvrir et de profiter d’un de mes cadeaux de Noël. L’occasion se présente en mars puisque je pars à l’autre bout du monde ou presque – pas le Japon – et que de longs vols vont me permettre de plonger dans l’univers de Murakami – le premier roman ayant été dévoré pendant le transit. J’embarque donc dans ma valise les deux premiers tomes en espérant en avoir assez avec ces premières mille pages.

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Difficile de résumer la trilogie – j’ai tenté l’expérience au club lecture et je me suis rendue compte que Murakami ne se résume pas, il se découvre ! Alors pour ne pas vous frustrer chers lecteurs et chères lectrices, je vous donne la présentation de l’éditeur :

« Au Japon, en 1984.

C’est l’histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu’ils avaient dix ans. A l’époque, les autres enfants se moquaient d’Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l’appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l’a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d’un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.

Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d’une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d’événements, de dates en rapport avec l’Histoire.

Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l’autobiographie d’une jeune fille échappée de la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l’âge d’un an et demi. »

 

15 jours de voyage et deux vols plus tard, les deux premiers tomes sont dévorés et je regrette presque de ne pas avoir pris le 3e tome ! J’ai mis quelques pages avant de rentrer dans l’univers de Tengo et Aomané mais une fois dedans, il est difficile voire impossible d’en sortir !

J’ai tout aimé : la construction du roman qui alterne les histoires d’Aomané et de Tengo, les fils qui se tissent entre ces deux mondes, ces deux vies, les références et clins d’œil littéraires, le merveilleux et le dimension onirique de cette histoire. Bref, tout ! Murakami a un réel talent pour embarquer le lecteur dans son univers.

C’est bien simple, je me suis jetée sur le dernier tome et j’ai eu du mal à l’abandonner pour retourner à la vie réelle. Et une fois la trilogie terminée, quelle frustration de ne pas avoir un autre tome à lire ! Quand cela s’arrête, on voudrait en avoir encore et Murakami nous incite à en espérer plus en laissant en suspens certaines de nos interrogations.

En résumé : j’ai adoré et je le conseille évidemment. Chapeau bas à l’éditeur qui a créé une belle image en alignant les premières de couverture (édition livre de poche). 

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