Lorsque Géraldine me prête des livres, elle ne fait pas semblant et surtout elle m’apporte une certaine diversité puisqu’au milieu de thrillers, de romans fantastiques ou sentimentaux, je découvre une saga familiale qui va m’occuper quelques jours dans ma boulimie de livres. Il s’agit de Melnitz, un roman de plus de 900 pages ! Gravir ce sommet ne me fait pas peur, je me suis déjà attaquée à plus long !

L’histoire de Melnitz, c’est l’histoire de la famille de l’oncle Melnitz : des années 1870, lors de la guerre entre la France et la Prusse à 1945, la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Presqu’un siècle dans lequel on voit évoluer dans les contrées helvétiques les descendants de cet oncle qui ressurgit sans cesse au cœur de leurs histoires.

Je plonge dans un univers que je connais mal ou par bribes : la culture juive – heureusement, un glossaire à la fin de l’ouvrage m’aide à comprendre certaines expressions ! Je me délecte de l’humour yiddish et des différents personnages de ce roman que l’on finit par connaître comme si on les côtoyait régulièrement – en 900 pages, on a effectivement le temps d’assimiler les différents caractères des membres de cette famille.

L’Histoire est bien évidemment présente et a son effet sur cette famille : elle est source d’angoisses, de deuils, de peurs mais en aucun cas, elle n’occupe le premier plan. Ici, l’Histoire se découvre à travers le prisme de cette famille Meijer, à travers l’impact qu’elle a sur leur quotidien, leur vie.

En 900 pages – et plus – je n’ai jamais ressenti de lassitude ou d’ennui car l’éventail des personnages est grand, leurs aventures sont multiples et surtout c’est écrit avec entrain et gravité sans pour autant tomber dans l’excès de pathos.

En résumé : une histoire de famille à découvrir absolument !

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