Club de lecture de l’été : nous sommes presque au complet, il y a donc une multitude de propositions de lecture  – entre les nouvelles présentations et les retours, la pile de livres est impressionnante. Revient sur la table, une proposition faite par Emilie il y a quelques mois, J’étais derrière toi de Nicolas Fargues. Je n’ai jamais été déçue par les propositions d’Emilie donc je prends ce roman – et d’autres !

L’histoire est la suivante : un jeune homme marié, assis dans un restaurant italien, dîne en famille lorsque le serveur lui remet une carte avec le mot suivant « j’étais derrière toi – Alice » accompagné d’un numéro de téléphone….

Ce début fait penser à un film romantique, un peu à l’eau de rose mais le récit qu’il déclenche ne l’est absolument pas puisqu’on plonge dans le quotidien de cet homme, quotidien qui ressemble à l’enfer.

Ce roman est surprenant pour plusieurs raisons. Tout d’abord, par son choix de composition. L’auteur a en effet choisi de faire de ce récit une conversation entre le narrateur et apparemment un ami de ce dernier. Mais en choisissant ce mode de narration et le ton de la conversation voire de la confidence, nous voilà, nous lecteurs, impliqués dans cette histoire.

Pas de fioritures dans une conversation entre amis. Le langage est parfois cru, violent, rapide, sans poésie ni douceur, à l’image de l’histoire que raconte cet homme.

Mais le plus surprenant dans ce roman, c’est le mélange des sentiments, cette violence sous jacente entre les êtres qui en un instant explose et fait jaillir la haine et la jalousie.

Alors que le titre évoque le romantisme, le contenu détruit tous les codes du roman sentimental et révèle une histoire qui ici prend la dimension du réel.

En résumé : un roman surprenant tant par son écriture que par le contraste saisissant entre le titre et son contenu.

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