Lors du dernier club lecture de mon lycée, nous avons tiré au sort une lecture cadeau. Le hasard a voulu que je découvre un roman de Sylvie Testud Chevalier de l’ordre du mérite. Je connais l’actrice mais jusqu’alors j’ignore tout de la romancière.

Dans Chevalier de l’ordre du mérite, l’auteur narre le quotidien d’une perfectionniste ambitieuse, Sybille Mercier. Maniaque de la perfection, de l’ordre, elle ne connaît pas le lâcher prise. Dans son métier, son ménage, son couple, elle est en quête du zéro défaut. Le problème est que c’est là son plus gros défaut…

Dans ce roman écrit à la première personne, Sylvie Testud nous montre le danger de la perfection et de la réussite à tout prix. En choisissant le point de vue de Sybille Mercier, l’auteur nous révèle la vision de son personnage et les œillères qu’elle porte l’empêchent de découvrir le monde qui l’entoure et surtout d’en profiter. Quand perfection rime avec isolement, voilà la morale de cette histoire.

Adopter un récit à la première personne permet, comme toujours, une meilleure implication du lecteur sauf que là l’implication ne signifie pas identification ! Tout mais ne surtout pas devenir comme Sybille Mercier ! Son besoin de tout réussir, que tout soit en ordre en devient insupportable et comme son compagnon, Adrien, nous, lecteurs, avons envie de lui dire « Stop » !

En ce qui concerne l’écriture de Sylvie Testud, elle est plutôt réaliste et fidèle à notre époque. Notons que l’auteur accorde une grande place aux dialogues pour donner du rythme au récit mais aussi aux monologues intérieurs pour montrer cette vision très fermée.

J’ai trouvé cette lecture agréable sans avoir de réel coup de cœur pour l’écriture de Sylvie Testud.

En résumé : un moment de lecture plaisant.

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