Après avoir lu Rien ne s’oppose à la nuit, j’ai eu envie de lire Jours sans faim qui est régulièrement évoqué dans Rien ne s’oppose à la nuit.

L’histoire est celle de Laure, une jeune fille de 19 ans, qui plonge dans l’anorexie. Le lecteur va suivre cette jeune fille dans son combat contre la maladie, dans cette lutte pour le poids, pour la maîtrise de soi.

L’histoire est dure. Pour moi, l’anorexie est un sujet difficile car j’ai connu quelqu’un, une personne à qui tout réussissait, qui n’a pas gagné ce combat contre le mal, car tous les ans, je côtoie, par mon métier, des jeunes filles qui elles aussi cherchent la perfection dans un corps amaigri. Cette maladie est là, près de moi et je me sens impuissante…

Laure, c’est un personnage en lutte, contre la maladie, contre la faim, mais surtout contre elle. Et on s’attache à cet être fragile et fort à la fois, qui a côtoyé la mort et qui s’apprête à livrer un combat.

J’ai beaucoup aimé ce roman et désormais, je comprends pourquoi Delphine de Vigan a choisi, à sa sortie , de l’écrire sous un pseudonyme.

Le seul regret que j’ai, c’est de l’avoir lu si près de Rien ne s’oppose à la nuit car entre ces deux œuvres, entre la fiction et l’autobiographie, il y a des répétitions.  Je pense que si je l’avais lu à sa sortie en 2001, j’aurais eu un autre regard en lisant son autobiographie.  Ces lectures trop rapprochées m’ont donné l’impression de lire une œuvre et dans la foulée de voir son adaptation cinématographique et à vrai dire, je n’aime pas cette impression.

En résumé : un beau roman au sujet difficile.

Petit conseil : lisez Jours sans faim puis après quelques temps, lisez le magnifique Rien ne s’oppose à la nuit.

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