J’ai découvert Jean Louis Fournier en lisant Où on va, papa ? , un sublime roman où l’auteur raconte avec légèreté et distante l’handicap de ses enfants. A travers ce roman, je découvrais qu’il était possible d’écrire sur soi, sur sa vie, celle des gens qu’on aime avec un humour qui n’est pas déplacé ni grinçant mais qui est tout simplement une magnifique preuve d’amour.

Suite à cette lecture, je m’étais précipitée pour acheter La Grammaire française et impertinente qui réconcilie les plus récalcitrants avec la grammaire française !

Lors du dernier club, ce livre est revenu, je l’ai donc emprunté – j’ai pris quatre lectures et finalement en un mois je vais réussir à en venir à bout sans problème et avec plaisir en plus !

Dans Veuf, le sujet est douloureux comme l’évoque ce titre bref mais qui dit tout.  Jean Louis Fournier, l’auteur est veuf, il vient de perdre celle qui a partagé sa vie, Sylvie, son épouse.

L’histoire est simple : une histoire de veuvage, une histoire de perte. Mais ce n’est pas dans ce livre la déploration d’un homme qui se retrouve seul. Non ! Ce livre est une sublime déclaration d’amour à Sylvie, une déclaration comme celle qu’on aimerait que l’on nous fasse.

Entre légèreté de la plume et force des mots et des sentiments, Jean Louis Fournier offre aux lecteurs et à sa femme, une œuvre sublime, sincère et touchante.

J’ai relevé de superbes passages qui par leur simplicité révèlent l’amour de cet homme pour celle qui est partie trop tôt. Je tiens à les partager et je suis sûre qu’ils vous donneront envie de lire ce livre :

«  J’ai pris tes lunettes, je les ai mises, je voulais savoir ce que tu voyais. Et j’ai regardé le monde à ta façon.

La réalité à travers tes lunettes est moins hostile, le monde est plus rose, plus doux, les gens sourient.

Je me demande si je ne vais pas les garder. »

« J’ai été amputé de toi sans anesthésie. On m’a retiré ma moitié, ce que j’avais de mieux. Je m’arrose de ton parfum pour que tu repousses. »

Autant de passages où l’auteur, qui se décrit comme un modèle d’égoïsme, célèbre l’autre, elle, leur amour.

Sans tomber dans le pathos, sans  écrire un écrit larmoyant et impudique, Jean Louis Fournier offre un texte sublime.

En résumé : j’ai adoré !

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