Présenté aux deux clubs de lecture auxquels je participe, Ce que je sais de Vera Candida  de Véronique Ovaldé qui semble plaire a été jusqu’alors emprunté par d’autres participants. A son retour, je l’emprunte à mon tour pour me faire mon avis sur ce roman qui a reçue le grand prix des lectrices Elle.

Quelque part en Amérique du Sud, dans l’île de Vatapuna ou à Lahomeria, trois femmes d’une même lignée semblent prédestinées à connaître le même sort : mettre au monde une petite fille et être forcée de taire à jamais le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Ce sont des femmes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, des femmes téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Chacune à sa manière se bat pour faire honneur à ce qu’elles sont : des mères affranchies, bien décidées à se choisir elles mêmes leur destin.

Ce roman qui présente trois générations de femmes est un petit bijou. Plongée dans le monde de Vera Candida, je me suis laissée emporter par le flot des chapitres, les lisant l’un après l’autre sans interruption.

J’ai aimé cette construction en chapitres courts mais qui forment chacun une unité et le cheminement vers le dénouement est bien construit. Sa forme cyclique, de Vatapuna à Vatapuna, permet de voir le lien qui existe entre ces femmes qui ne sont pas que mère et fille mais qui portent en elles une fatalité et une soif de liberté.

L’écriture est simple mais belle et elle nous plonge dans cet univers féminin. J’ai beaucoup aimé d’être dans le flot de conscience de chaque personnage, de comprendre leurs pensées et motivations. Je trouve que le roman porte bien son titre et qu’il nous en apprend beaucoup sur l’héroïne mais aussi sur les femmes en général.

Ce roman m’a d’ailleurs donné envie de lire d’autres œuvres de cet auteur dont j’ai vraiment apprécié l’imaginaire et l’écriture.

En résumé : un bon roman, bien construit, bien écrit qui fait le succès des clubs de lecture !

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