Comme je n’y connais pas grand-chose en BD, je me réfère aux conseils de Christine et aussi aux prix décernés. Les Chroniques de Jérusalem ont obtenu le fauve d’or d’Angoulême 2012, Prix du meilleur album.

Cette BD retrace une année à Jérusalem Est, celle vécue par Guy Delisle. Mois après mois – d’août à juillet- Guy Delisle partage son quotidien en Israël où il a suivi sa compagne travaillant pour MSF.

Je ne m’y connais pas assez pour avoir un jugement sur la technique du dessinateur mais j’ai aimé le graphisme de cette BD. Les dessins sont agréables à regarder, ils sont travaillés sans être surchargés de couleur et de détail. J’ai apprécié le choix des couleurs pour les planches. Pas de pluralité étouffante des couleurs. Guy Delisle s’appuie essentiellement sur le noir, blanc et gris et je retrouve ici la BD telle que je l’ai découverte avec Persepolis de Marjane Satrapi.

Le contenu de ces Chroniques de Jérusalem est très intéressant. J’ai appris, à travers les textes et images de Delisle, le quotidien de Jérusalem, les réalités d’une ville qui m’étaient inconnues.

La distance de l’auteur est bien présente et sans pour autant être critique, elle est intéressante car elle permet au lecteur de découvrir, comme l’a fait l’auteur, la ville de Jérusalem et Israël, mais aussi les paradoxes et les contradictions d’un pays où les cultures, les religions se côtoient sans pour autant de mélanger.

A travers le regard d’un étranger, c’est une tranche de vie, riche de rencontres, de cultures, que nous proposent Les Chroniques de Jérusalem.

En résumé : Une BD à lire et à regarder pour la qualité graphique mais aussi pour le contenu qui éclaircit le lecteur sur la vie, la politique, la culture en Israël.

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