Voici un autre livre du club de lecture de Toulouse qu’Emilie a présenté et qu’elle m’a recommandé de lire.

Eux sur la photo est un roman épistolaire entre Hélène – ce prénom soulève la question de la dimension autobiographique de l’œuvre – et Stéphane.

Un jour, Hélène qui n’a jamais connu sa mère, morte alors qu’elle n’était qu’une enfant, découvre une photographie de sa mère – dont personne ne parlait dans la famille d’Hélène – en compagnie de deux hommes lors d’un tournoi de tennis en Suisse. Désireuse de savoir qui était celle qui l’a mise au monde, Hélène passe une annonce espérant ainsi connaître l’identité de ces hommes et en apprendre un peu plus sur sa mère.

Stéphane, le fils d’un des deux hommes, répond à l’annonce et commence ainsi un échange où Hélène et Stéphane vont découvrir peu à peu qui étaient réellement leurs parents.

J’ai dévoré ce roman car je voulais, comme Hélène, savoir qui étaient ces personnes sur la photo, qui était sa mère, pourquoi elle était devenue un mystère, un secret de famille.

On plonge d’autant plus facilement dans ces œuvres qui cherchent à révéler les secrets de famille car inconsciemment on s’y retrouve : finalement que savons nous réellement de nos parents ? de leur jeunesse ?

L’écriture de Gestern  – celle du réel – n’a pas de fioritures inutiles et nous nous disons que les mots d’Hélène et de Stéphane pourraient être les nôtres et nous, lecteurs, entrons plus encore dans cette histoire, dans cette belle et douloureuse histoire.

A noter que l’auteur fait un remarquable travail de description. Le récit est jalonné de découvertes de photographies qui illustrent les étapes de l’enquête d’Hélène et Stéphane. Et Hélène Gestern décrit avec précision et talent ces photographies à tel point que derrière les lignes semblent apparaître les images.

En résumé : un beau roman sur les secrets de famille qui accroche immédiatement le lecteur par sa forme et son écriture simple mais efficace.

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