Quand ce livre a été publié en 2010, il avait suscité un petit scandale dans le monde de la fonction publique. Et souvent les scandales ont annoncé des grands succès littéraires – Madame Bovary, Les Fleurs du mal,…­ ­- évidemment je me doutais bien ne pas avoir entre les mains un nouveau Flaubert ou Baudelaire mais je ne m’attendais pas à tomber dans les bas-fonds de l’écrit car il est impensable de parler ici de littérature !

Voici un passage de ce livre : « Les premières semaines, j’ai cherché les caméras.
C’était forcément une plaisanterie.
Six mois après avoir été embauchée à la mairie, j’ai accepté la triste réalité : je suis un petit rouage d’un univers absurde.
Un monde où ceux qui en font le moins se déclarent « dé-bor-dés ! » Où les 35 heures se font… en un mois.
Je passe mes trois heures de travail hebdomadaire à pipeauter des notes administratives, bidouiller de vagues rapports, jouer les GO pour délégations étrangères et hocher la tête en réunion.
L’essentiel est de réussir à gaspiller son temps en prenant un air important, à lécher les bottes des dirigeants pour glaner quelques informations et à jouer les fidèles vassaux des élus tout puissants… »

Lorsque Zoé Shépard écrit, sous pseudonyme, ce livre, on s’attend à quelques clichés sur le métier de fonctionnaire et ils y sont tous. On en vient à espérer un style au vitriol ou à la Desproges mais malheureusement il n’y est pas…Je suis allée au bout de ce livre mais quelle souffrance. Pourquoi me suis-je infligé une écriture si pauvre ? Comment peut-on publier une œuvre aussi répétitive ?  Finalement on se dit que l’auteur n’a pas dû passer plus de 35 heures et que le paradoxe du fonctionnaire l’a touchée.

En résumé : un livre fait de clichés à défaut d’un roman fait de talents….

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