Linwood Barclay, « En lieux sûrs », une plongée dans le thriller

Grâce à masse critique de Babelio (rassurez vous, je lis d’autres romans en dehors de ceux de Babelio mais je manque cruellement de temps et le compte à rebours de la publication de la critique pour Babelio est la seule façon de m’obliger à écrire sur le blog !), j’ai reçu un roman de linwood Barclay – auteure que j’avais déjà lue.

Son roman va m’accompagner pendant mon voyage en Sicile car après de belles journées à découvrir cette île, rien de tel qu’un moment de lecture !

Ce roman peut se lire sans avoir lu la première partie « Cette nuit-là ». Dans « En lieux sûrs », on retrouve la famille Archer qui se retrouve sans le savoir embarquée dans une histoire de mafieux. De fil en aiguille, le lecteur, en même temps que la famille Archer, va comprendre que derrière la vie apparemment paisible, personne n’est vraiment un ange….

Ce thriller utilise les ficelles du genre mais à bon escient. On plonge tête la première dans l’histoire de la famille Archer. Vont-ils réussir à échapper à ces mafieux qui donnent les corps morts aux cochons ? Entre suspense et angoisse, nous sommes tenus en haleine jusque dans les dernières pages du roman qui réserve un ultime rebondissement !

En bref : un roman que j’ai dévoré en quelques jours malgré la fatigue après de belles journées de visite ! Il tient en haleine et éveillé !

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« Où passe l’aiguille » de Véronique Mougin – en avant première

J’ai un peu abandonné mon blog depuis quelques mois mais je n’ai pas oublié la lecture. Bien au contraire ! C’est d’ailleurs grâce à mon blog (et à Babelio) que je découvre de nouvelles lectures et c’est avec une immense joie que j’ai reçu en avant première le roman de Véronique Mougin Où passe l’aiguille.  J’avais découvert cette auteur à travers son premier roman Pour vous servir et cette fois je la découvre à nouveau avec l’histoire de son cousin.

Où passe l’aiguille est l’histoire d’une vie, celle de Tomi mais cette vie qui semblait s’annoncer comme banale va se révéler, au fil des pages et des aventures, extraordinaire. Son histoire débute en Hongrie, à l’aube d’une période sombre de l’Histoire. Tomi, jeune garçon rebelle et insouciant, va être confronté à la violence de la grande Histoire. Mais parfois dans la violence, la douleur et la souffrance naît un destin remarquable.

J’ai plongé dans l’histoire de Tomi suivant le fil que me tendait Véronique Mougin. Je l’ai suivi dans ses souffrances, dans sa solitude, sa peur mais aussi dans sa persévérance, son courage. J’ai vu l’Histoire faire naître l’histoire inattendue de Tomi en pensant que derrière la fiction de l’auteure se cachait dans les plis romanesques une histoire vraie et j’ai été admirative face à cette capacité à relever la tête, encore et encore. Ce roman est non seulement un bel hommage à celui qui a inspiré « Tomi » mais aussi aux métiers de la couture, à ces mains qui créent et qui ne sont pas sans rappeler celles qui écrivent.

Je recommande donc cette lecture qui sera bientôt possible pour tous puisque Où passe l’aiguille parait le 31 janvier aux éditions Flammarion.

« Hâte toi de vivre » Laure Rollier

Grâce à Babelio et à masse critique, j’ai pu encore une fois découvrir une nouvelle auteure et un nouveau roman. Laure Rollier vient d’être éditée par Mazarine (dont les romans sont assez prenants, je l’avoue). Dans son premier roman « Hâte toi de vivre », elle nous fait découvrir l’histoire de Léo, professeure de philosophie dans le sud-ouest. Cette jeune femme, trentenaire, à l’accent du sud n’est pas sans faire écho à ma propre vie puisqu’elle aussi est professeure (mais de philosophie alors que je suis dans les lettres !). Alors que tout semble aller pour le mieux, un lycée sympa, une colocation épanouissante, survient l’accident de voiture qui bouscule la vie de Léo. Après les blessures, le fantôme de sa grand mère surgit auprès d’elle, commentant tout et donnant des conseils que Léo ne semble pas vouloir suivre.

Ce roman est léger par son écriture et par le choix des personnages. Des trentenaires pleins de vie et d’amour, une mamie un peu déjantée et qui ne semble avoir peur de rien, telle est la formule d’un roman qui donne envie de tourner les pages. Et comme l’annonce le titre, c’est aussi une roman qui donne une morale : « hâte toi de vivre »  et que l’on a envie de suivre après avoir lu ce roman !

En bref, une écriture légère mais un sujet profond !

Direction Lyon , « Interviews à Lyon » Pollux

J’ai découvert les éditions Nomade grâce au guide sur Toulouse, écrit par une amie et j’adhère complètement à la ligne éditoriale de ces guides ! Comme j’ai découvert Lyon récemment et que je suis tombée sous le charme de cette ville, j’ai trouvé que le guide Interviews à Lyon était idéal pour découvrir la ville de Lyon autrement !

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voici le résumé de l’éditeur : « Ah, cette bonne vieille ville de Lyon !
Les personnages célèbres de vos villes ont des choses à vous dire ! Louis Lépine, Eugénie Brazier, Joseph Fouché, Rabelais, Jean Moulin ou encore les Frères Lumière…

Des recueils d’entretiens imagés, des dialogues avec ceux qui ont façonné nos villes et nos vies : on lit, on voyage, on apprend, on révise, mais surtout, on rit !
Les petites et grandes histoires ont bien des secrets à nous révéler ! »

Le « guide » historique permet de voir une ville d’une façon originale. En lisant les interviews de Pollux j’ai découvert ou redécouvert des figures historiques de Lyon mais j’ai surtout eu un nouveau regard sur la ville qui ne peut avoir le présent qu’elle a que grâce à ce si riche passé. Les entretiens sont ludiques et en même temps offrent un réel contenu ! Drôle et intéressant, voilà ce qui résume parfaitement cet ouvrage ! J’ai dévoré ce livre et j’ai souri à de nombreuses reprises toute seule dans mon canapé ou dans les transports en le lisant !

D’ailleurs, je m’en servirai sûrement pour mes cours de français (notamment pour aborder les figures de Louise Labé ou de Rabelais ).

En résumé : je recommande vivement cet ouvrage drôle et intelligent ! 

 

Fauteuil club , « Le Club des vieux garçons » de Louis Henri de la Rochefoucauld

Janvier 2017, ouverture de ma boîte mail et comme pour prolonger les cadeaux de Noël, Babelio me propose de commencer cette nouvelle année par une masse critique VIP pour la publication aux éditions Stock du Club des vieux garçons. Le titre me plonge même avant de l’avoir reçu et donc ouvert dans un univers anglais entourée de gentlemen élégants portant haut de forme et costume en tweed… et le nom de l’auteur me fait basculer dans ma vie étudiante. Tout me pousse donc à m’inscrire à cette masse critique.

Voici le résumé éditeur : « Avec leurs indécisions et leurs marottes, les vieux garçons avaient mauvaise presse. Même jeunes, ils ont déjà l’air démodé, précocement usé, inadapté. N’est-il pas temps de les réhabiliter ?
Le héros, François de Rupignac est du bois dont on fait les célibataires endurcis : entre son grand-père (vénérable général chauve et bondissant), sa grand-mère (duchesse farfelue à langue de vipère) et son oncle Albert (moustachu mélancolique qui vit seul dans son manoir, entouré de têtes de cerfs), François traverse son enfance en dehors des clous contemporains. Avec des modèles pareils, il est mal parti pour s’insérer. En pension, il rencontre Pierre, sorte d’anarchiste mystique, cultivé et plus remonté qu’un coucou. Ensemble, ils lanceront le Club des vieux garçons, société secrète et décalée qui se réunit une fois par semaine au sous-sol du très chic Jockey club. Mais pourront-ils maintenir ad vitam cet écart ? »

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François de Rupignac est le personnage principal du roman. Héritier d’un grand père général, parents exilés en Suisse, il vit avec sa grand-mère, la Doyenne. Et malheureusement, on passe beaucoup de temps, à mon goût, à nous présenter le dit François (alors certes c’est le personnage principal mais le titre c’est tout de même le Club des Vieux garçons) retardant la création du Club. Présenter le personnage et ses habitudes sont nécessaires mais là, pour moi, c’est trop long…

Et lorsque le Club apparaît, rien ne m’emporte, voire même tout m’énerve. Je trouve les personnages superficiels, l’histoire sans grand intérêt. Parfois on accroche à une histoire, d’autres fois non. Et cette fois, je reste un peu déçue après cette lecture.

En résumé : Un sujet prometteur, un titre alléchant mais pour moi une promesse qui n’est pas tenue. Dommage !

les parisiens, Olivier Py

Régulièrement, je participe à masse critique pour Babelio et c’est à cette occasion que je reviens sur mon blog. Je lis beaucoup mais je ne poste plus d’articles…à chaque fois je me promets de prendre le temps…mais il file…

Revenons au sujet du jour :  Les Parisiens d’Olivier Py.

Les Parisiens par Py

« Rastignac d’après le désenchantement, Aurélien ne croit en rien mais veut tout. La gloire, le scandale, la liberté, tout casser et tout réinventer, connaître l’ivresse du plaisir et toucher du doigt la beauté comme on vole un baiser. Et ce tout ineffable et concret, c’est Paris qui le détient, c’est Paris qui le lui donnera. Entre intrigues et orgies, quête du pouvoir et tentations mystiques, sur fond de combats militants ou intimes, Les Parisiens organise la collision du grandiose et du dérisoire en suivant la trajectoire aussi tragique que burlesque parfois, de quelques étoiles filantes dans le ciel parisien. »

En lisant la quatrième de couverture, j’attendais le « Bel Ami » moderne. C’est donc avec joie que j’ai reçu « Les Parisiens » d’Olivier Py. Malheureusement mes attentes n’ont pas été satisfaites…Derrière le projet intéressant, je n’ai trouvé qu’un style trop pompeux à mon goût et une absence de réelle intrigue. Les personnages sont creux et est ce la lecture de Vernon Subutex quelques mois auparavant mais j’ai trouvé que la veine du transgenre était un peu trop facile…
C’est dommage, j’attendais beaucoup de cette lecture…j’ai eu du mal à la finir et pourtant je suis une vraie boulimique de lectures…Au point de ne pas avoir le temps pour faire des critiques.

En résumé : une présentation alléchante, une réalisation décevante.

Berlin 2.0 d’Alberto Madrigal et Mathilde Ramadier, entre rêve et désillusion

Août 2015, voyage à Berlin et coup de foudre pour cette ville ! Je m’y verrais bien y vivre : la ville bouge, culturellement elle est de plus en plus riche !

C’est un peu le propos de la BD « Berlin 2.0 » : Berlin est une ville qui semble le nouvel Eldorado des Européens où tout semble possible depuis la chute du Mur.

berlin 2.0

Nous allons suivre en planches et en images le parcours de Margot, cette Française qui espère trouver un nouveau souffle à Berlin et découvrir le monde – cruel – du travail, les législations et réalités de cette ville « sexy » pour les touristes mais loin de l’être pour ceux et celles qui cherchent à s’y faire une place et tout simplement à y vivre.

J’ai apprécié le dessin même si ce n’est pas le genre de trait que je préfère mais ce que j’ai surtout aimé, c’est découvrir l’envers de ce décor qui m’avait tant marquée. J’ai reconnu des lieux, des noms de rues mais j’ai aussi découvert un monde que je ne connaissais pas, une réalité bien plus complexe que l’image – un peu fantasmée – de Berlin et plus généralement de l’Allemagne.

A l’heure où l’Europe est contestée, où le modèle allemand semble LE modèle par excellence, cette BD nous révèle à travers le parcours de Margot un modèle bien plus cruel et parfois « archaïque » que celui que les médias nous vendent !

En résumé : Une BD intéressante qui montre Berlin sous un autre jour.